Comment elle est arrivée

Noir.
Noir.
Noir chaud, doux.
Noir bonheur, paix.

Et puis cris, tourbillons, attraction. Les mots s'enroulent autour de ce qui n'est encore qu'une ébauche, la pousse vers la sortie, la compresse, l'étouffe. La première chose qu'elle voit, ce sont les couleurs. Des couleurs vives, fortes, criardes, blessantes. Et puis le bruit. Quelques sanglots de soulagement, un rire peut-être, et le tonnerre qui hurle sa malédiction au ciel noir d'un été.
Et comme elle est déjà trop vieille pour ce monde, elle crie avec l'orage. Elle hurle, elle se débat, elle ne veut pas de ce monde de guerre et de rejet. Mais c'est déjà trop tard, voyez-vous. Elle est née il y a une poignée de secondes, et déjà elle se destine à mourrir. Plus tard, elle répètera que...

La mort est le destin de tout humain.

Elle est morte-née, mais le vent l'a condamnée à respirer. Alors elle déambule entre les lignes, pleure au coeur de chaques mots, erre dans les phrases.
Ecoutez...

Ecoutez le vent chanter...

[Musique : Nemo - Nightwish]

[Le début est ici. La fin se rapproche à chaque mot.]
Comment elle est arrivée
# Posté le vendredi 14 décembre 2007 14:52
Modifié le dimanche 11 mai 2008 12:20

Ce qu'elle est

Clara est une fille de quinze ans. Certains la trouvent décalée, d'autres la trouvent très différentes, ou tout simplement malade. Elle s'en balance complètement, pour vous avouer. Elle vit sa vie comme elle vient, sans écouter les remarques blessantes. Mais voilà, elle n'est décidemment pas sourde, et c'est quelques fois dur de continuer à faire comme si.

Son bonheur à elle est partagé entre l'écriture, le lycée et son ancien collège où elle trouve ses souvenirs, et bien sûr ses amis . Elle ne pourrait pas se passer d'Internet, parce que vois-tu, elle ne vit que par ses mots et ses amis, et sur le web, il y a ses mots et ses amis. Quand elle lache son écran, elle fait semblant de travailler ou parle avec tous ceux qui l'écoutent. Et elle écrit, encore et toujours, lit, dessine, s'intéresse à ce qui se présente à elle.

Elle a vu trop de gris pour voir les couleurs, mais elle en rêve toutes les nuits, tous les jours même. Alors, lorsqu'elle arrive à regagner les éclats coupants de la réalité, elle essaie de retrouver l'arc-en-ciel.

Ses amis, elle les aime. Elle se tuerais pour eux. Et dire plus serait dangereux, et surtout inutile car ces deux phrases portent en elles un monde entier.

Plus tard, elle aimerait mourir heureuse, mais voilà, c'est plus d'actualité. Maintenant, on crève de souffrance, de réjection. De suicide. Alors à défaut de mourir heureuse, elle mourra jeune. Parce qu'elle a décidé de ne plus grandir. Les adultes, ils sont persque tous bornés et aveugles. Alors elle crèvera avec ses yeux d'enfant, les sourires de ses amis sous ses paupières, le rire coincé dans la gorge, les lèvres ouvertes sur un dernier mot.

"Espoir."

[Musique : Dirty Little Secret - All American Rejects]
Ce qu'elle est
# Posté le vendredi 14 décembre 2007 15:07
Modifié le dimanche 11 mai 2008 03:51

Rêver d'un ailleur utopique

Il y a un verre dans ses mains. Un grand verre transparent, rempli à moitié d'une eau plus translucide que les larmes. Elle pleure. Au fond du verre, elle voit un autre monde, un monde fabuleux, un monde merveilleux, où tout le monde s'aime, où tout le monde s'accepte. Ses épaules tremblent. Et puis elle ferme les yeux, parce que c'est trop dur, parce que c'est trop beau, trop beau pour elle, trop beau pour être vrai. Elle est née dans un monde de destruction, elle y restera. Jusqu'à la fin de sa vie. Elle pleure maintenant. Les larmes roulent sur ses joues, entraînant avec elles le noir de ses yeux. Les larmes charbon tombent dans le verre, souillent l'image trouble d'un bonheur étranger, amenant par de sombres volutes la fin d'un rêve. Mais elle s'en fout.

Parce que ça fait bien longtemps qu'elle a fermé les yeux pour ne plus rien voir.

[Musique : Le Grand Secret - Indochine]
Rêver d'un ailleur utopique
# Posté le samedi 15 décembre 2007 05:45
Modifié le dimanche 11 mai 2008 13:22

Audrie ou L'éternité d'un sourire

Cette chose-la, ce machin tout chiant mais néanmoins charmant, je l'aime. Elle est fantastique, vraiment extraordinaire. Mais bien sur, il y a quelques effets secondaires... Psychopatie avancée, tortures mentales sur des beaux japonais, sourires dangereusement sadiques, crises de délires graves...

Enfin, tout ça font de cette petite chose quelqu'un d'irremplaçable.

J'ai tout simplement envie d'être heureuse, quand elle est .

Ma Audrie adorée, je t'aime, toi et nos délires sans fin, notre mousse préférée ainsi que nos étrangers, nos pokémons, nos châtaignes bien sûr, sans oublier les cheminées pour les faire cuire. J'aime même tes pots de nutella (immangeable), tes beuglements en allant chercher Pierrot, ton Bob l'Eponge, ton optimisme génialement chiant, nos pseudos nuits blanches avec un Tarzan blond, nos supers soldes coincées dans un photomaton... exigu, les surnoms merdiques que tu aime m'attribuer, tes fautes d'aurteaugraf...

Ma poire, j'ai une confidence à te faire... Tu sais, je crois que malgré tous tes défauts, ...
J'ai tendance à tout aimer de toi.

Aishiteru.

[Musique : Weeeek - News]
Audrie ou L'éternité d'un sourire
# Posté le samedi 15 décembre 2007 09:14
Modifié le dimanche 11 mai 2008 03:54

Rayon ensoleillé salue Grise matinée

Ca faisait un peu mal aux joues, aux coins des lèvres aussi.
Ca plissait ses yeux, un peu, puis un peu plus.
Ca faisait du bruit au fond de la gorge. Un son un peu bizarre, qui sonnait comme un écho lointain dans sa mémoire.
Ses doigts fourmillaient un peu, ses jambes aussi.
Et puis ça faisait toujours mal aux joues.
Une douleur comme on en a lorsqu'on fait un mouvement un peu brusque, un mouvement qu'on n'a pas fait depuis longtemps.

C'était un rire.

[Musique : Wenn Nichts Mehr Geht - Tokio Hotel]
Rayon ensoleillé salue Grise matinée
# Posté le samedi 15 décembre 2007 09:53
Modifié le dimanche 11 mai 2008 03:56

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