Noir.
Noir.
Noir chaud, doux.
Noir bonheur, paix.
Et puis cris, tourbillons, attraction. Les mots s'enroulent autour de ce qui n'est encore qu'une ébauche, la pousse vers la sortie, la compresse, l'étouffe. La première chose qu'elle voit, ce sont les couleurs. Des couleurs vives, fortes, criardes, blessantes. Et puis le bruit. Quelques sanglots de soulagement, un rire peut-être, et le tonnerre qui hurle sa malédiction au ciel noir d'un été.
Et comme cette marionnette est déjà trop vieille pour ce monde, elle crie avec l'orage, sa peau marquée par le fer brûlant du monde gris. Elle hurle, elle se débat, elle ne veut pas de ce monde de guerre et de rejet. Mais c'est déjà trop tard, voyez-vous. Elle est née il y a une poignée de secondes, et déjà elle se destine à mourrir.
Elle est morte-née, mais le vent l'a condamnée à respirer. Alors elle déambule entre les lignes, erre dans les phrases, pleure au coeur de chaques mots.
Ecoutez...
Ecoutez le vent chanter...
[Musique : When the Love falls - Yiruma]




